Ne jamais sous-estimer

Cela fait maintenant deux ans que j’ai reçu officiellement mon diplôme universitaire. Je suis fière de dire que j’ai un baccalauréat en histoire de l’art. C’est vrai que j’en suis fière même si la plupart des gens n’ont aucune idée de quoi il s’agit, mais nous nous y pratiquons principalement en lisant et en écrivant; puis en appliquant une analyse basée sur l’apprentissage de théories diverses. Rien de très pratique à priori. C’est pourquoi la même question revient toujours lorsque l’on m’aborde avec le sujet de ma carrière : quels sont les débouchés? Mais pour trouver un emploi dans ce domaine précis d’étude, il faut être pratiquement ouvert à tout. C’est maintenant, en début de carrière, que je me suis fait la réflexion. Je suis repartie à zéro en quittant l’université pour arriver au monde du travail. La transition à effectuer entre la vie étudiante et le milieu professionnel est complexe tant elle exige de porter attention aux moindres faits et gestes. La première leçon que j’en tire aujourd’hui se résume à ne jamais sous-estimer le potentiel d’une rencontre tout en restant soi-même.

J’ai obtenu un premier emploi en tant qu’assistante monteur pour série québécoise axée sur la danse. Comment en suis-je arrivé-là en terminant un baccalauréat en histoire de l’art? Je dirais que j’ai d’abord fait des études pendant six mois à l’Universitat de Barcelona, en Espagne. À travers des amis chers, j’ai rencontré de jeunes québécoises qui comme moi étaient à Barcelone pour vivre une expérience différente. De retour à Montréal, nous avons sympathisé longuement. En prenant un verre un soir, Virginie était dépassée par sa charge de travail; elle cherchait désespérément quelqu’un qui l’assisterai. Elle savait que j’avais une expérience dans le domaine. Au cours de mes études collégiales, j’avais appris à faire du montage. Donc, lorsqu’elle me l’a proposé, j’ai accepté.

Dans le milieu culturel, le marché de l’emploi est saturé, mais il faut d’abord comprendre que la recherche d’emploi doit être effectuée en maintenant un lien des plus directes possibles avec les futurs employeurs. Pour ce faire, certains font des stages et établissent un premier contact. Pour ma part, ce sont mes amitiés, nouvelles comme anciennes, qui jusqu’à maintenant m’ont ouvert des portes dans ce milieu.

Une autre situation est survenue tandis que j’étais sur la fin d’un long et dur contrat. J’ai fait la rencontre, au cours du festival que nous préparions, d’une personne bénévole qui travaillait au sein de l’organisme pour lequel je suis à l’emploi présentement. Nous nous sommes très bien entendues – elle étant mexicaine et moi étant colombienne – et notre chimie a toujours été très bonne depuis cette première rencontre. Elle cherchait une candidate au poste d’adjointe qu’elle occupait. Elle l’a donc toute de suite mis de l’avant et me l’a proposé sachant que je n’avais rien de prévu pour la suite… j’ai accepté.

Je me prépare présentement à un changement au niveau professionnel. J’ai donc semé à tous vents (j’en ai parlé maintenant à plusieurs reprises dans mon entourage) l’idée d’une carrière excitante au sein d’un organisme qui m’amènerait à réaliser mes rêves et devenir directrice artistique car c’est ainsi que je l’ai imaginé.

Je feuillette beaucoup de magazines, de journaux et des brochures pour en découvrir plus sur le monde qui m’intéresse. J’apprends beaucoup. Je prends des noms en note. Je recherche leurs profils sur Facebook. Et je dois maintenant me lancer dans la fabrication de ma page LinkedIn pour me présenter. Mon objectif n’est plus de trouver un emploi au salaire moyen de 30 000 $. Dans la dernière année, j’ai compris que nous passions clairement le plus notre temps au travail à travailler en travaillant! Donc ne jamais sous-estimer le potentiel d’une rencontre lorsque nous en sommes à nos débuts. Rester soi-même. Et ainsi à répéter l’exercice tout au long de notre carrière!

 

Par Rocio Valencia

Rocio est diplômée en histoire de l’art de l’Université Concordia depuis 2011. Elle occupe présentement le poste d’adjointe administrative au sein d’un organisme à but non-lucratif. Ses passions étant l’art, la littérature et le théâtre, elle s’intéresse constamment aux dernières nouvelles culturelles. Avec plusieurs projets en cours, suivez son évolution et consultez son profil LinkedIn : http://lnkd.in/hkr5jk

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