Le nouveau visage des industries traditionnelles
Par Jordan Adams De loin, il peut sembler que les industries traditionnelles, telles que l’exploitation minière, la transformation du bois et la construction, n’ont pas beaucoup changé depuis 20 ans. Pourtant, rien n’est plus loin de la vérité. Avec l’arrivée des nouvelles technologies et de multiples innovations, les emplois dans ces industries se transforment rapidement,
Par Jordan Adams
De loin, il peut sembler que les industries traditionnelles, telles que l’exploitation minière, la transformation du bois et la construction, n’ont pas beaucoup changé depuis 20 ans. Pourtant, rien n’est plus loin de la vérité. Avec l’arrivée des nouvelles technologies et de multiples innovations, les emplois dans ces industries se transforment rapidement, et de nouveaux emplois y sont créés à chaque jour.
Examinons certaines des idées fausses au sujet des emplois dans ces industries.
Exploitation minière
Le mythe : l’exploitation minière est une « vieille » industrie qui n’a pas beaucoup changé.
La réalité : la technologie a énormément transformé la façon de travailler des mineurs.
« [La technologie a permis] d’accroître la productivité, l’efficacité et la sécurité, et de réduire les répercussions sur l’environnement, mentionne Courtney Bush, qui travaille pour le Conseil des ressources humaines de l’industrie minière (RHiM). Je crois que beaucoup de gens s’imaginent que les mineurs travaillent encore avec des pics et de pelles et d’autres outils très rudimentaires, mais ce n’est pas du tout le cas. »
Saviez-vous par exemple que les foreuses de haute technologie ressemblent plutôt à des jeux vidéo? Qu’il est possible de faire de l’extraction minière dans l’espace et sur le plancher océanique? Et nul ne peut dire que nous réserve l’avenir dans ce domaine, parce que les technologies ne cessent d’évoluer.
Le mythe : les emplois dans l’industrie minière forcent à travailler loin des villes.
La réalité : c’est sûr que certaines activités se déroulent dans des endroits éloignés, mais les citadins n’ont pas à trop s’inquiéter.
« Les fournisseurs d’équipement et de produits chimiques, les sociétés d’experts-conseils, les sociétés de recherche et les sièges des entreprises sont situés dans les grandes villes, signale Ryan Cunningham, un étudiant au doctorat au Département de génie des mines et des matériaux de l’Université McGill. Au début, il faut être prêt à travailler dans une mine pendant un certain temps, mais cela ne signifie pas que l’on passera notre carrière entière dans les mines, loin des villes. »
Le mythe : l’industrie minière est une industrie dangereuse.
La réalité : « la sécurité est très importante et constitue la toute première priorité sur tous les sites d’exploitation minière, dit Ryan Cunningham. Des plans sont établis pour tous les scénarios possibles. » Il existe de nombreux règlements et lois visant à garantir la sécurité dans l’industrie minière, soit 19 lois fédérales et 14 règlements fédéraux, et encore davantage à l’échelle provinciale, selon le RHiM. L’industrie minière est maintenant considérée comme l’un des secteurs industriels les plus sûrs. Pour plus d’information sur les carrières dans cette industrie, veuillez consulter le www.acareerinmining.ca/fr/
Construction
Le mythe : il n’existe pas de progression de carrière dans l’industrie de la construction.
La réalité : il existe beaucoup de métiers différents dans l’industrie de la construction et la possibilité d’atteindre différents niveaux de compétence au sein de chacun.
« On croit à tort qu’une fois qu’on devient un ouvrier qualifié, on exercera cette fonction jusqu’à la retraite, dit Rosemary Sparks, directrice principale de la planification et du développement pour le Conseil sectoriel de la construction (CSC). Vous pouvez commencer par être apprenti, puis obtenir votre certificat de qualification de compagnon. Puis vous pouvez devenir superviseur et finalement avoir même votre propre compagnie de construction. »
Le mythe : il n’ya pas d’emplois dans le secteur de la construction actuellement.
La réalité : le vieillissement de la population entraînera la création de plus en plus d’emplois.
« Les gens doivent savoir qu’il existe des possibilités extrêmement intéressantes dans l’industrie de la construction, dit Rosemary Sparks. C’est un secteur très actif, où les choses bougent, et qui comporte par conséquent beaucoup de possibilités d’emploi. » La moyenne d’âge des travailleurs de la construction est dans la quarantaine, selon le CSC, et des emplois se libèrent déjà en raison du départ à la retraite des baby-boomers. Pour plus d’information, veuillez consulter www.careersinconstruction.ca/accueil
Transformation du bois
Le mythe : les emplois dans ce secteur sont salissants, poussiéreux et monotones.
La réalité : les emplois dans la transformation du bois font de plus en plus appel à la haute technologie et sont de plus en plus spécialisés.
« Il existe une bonne diversité d’emplois dans le domaine, qu’il s’agisse d’emplois en ingénierie, en informatique, opérateurs de machinerie, en conception et développement de produits, ou dans les secteurs de l’assemblage et de la logistique, dit Richard Lipman, président du Conseil des fabricants de bois (CFB). Vous pouvez entrer dans le secteur avec différents bagages. Nous avons besoin de travailleurs débutants qui viennent de terminer leur formation, de diplômés du collégial et de l’université, ainsi que d’apprentis. »
Le mythe : il n’y a pas d’emplois disponibles dans le secteur de la transformation du bois.
La réalité : on prévoit une croissance de l’industrie, et de nombreux postes sont disponibles, dit M. Lipman. Des rapports montrent qu’il n’y a pas suffisamment d’étudiants inscrits aux programmes d’études collégiales axés sur ce secteur pour répondre à la demande en nouveaux employés dans les différents domaines.
« Les possibilités de trouver un emploi dans cette industrie sont extrêmement bonnes, bien meilleures que dans d’autres secteurs de la fabrication », dit-il. Pour plus d’information sur les carrières dans l’industrie de la transformation du bois, veuillez consulter le www.careersinwood.ca – vous y trouverez le profil de travailleurs dans ce secteur, un site d’emplois et des lignes directrices à l’intention de ceux qui souhaitent faire carrière dans ce domaine.
Le mythe : l’industrie de la transformation du bois est néfaste pour l’environnement parce qu’elle nécessite l’abattage des arbres pour la fabrication des produits.
La réalité : le bois est le seul matériau de construction véritablement durable – avec les techniques appropriées et le développement durable comme principal objectif, les arbres peuvent êtres cultivés et récoltés comme toute autre plante en agriculture, dit Richard Lipman.
On indique sur le site Web du CFB qu’« avec les progrès accomplis dans les domaines des sciences, du génie et des technologies, nous avons maintenant des usines et des procédés modernes, qui nous permettent de transformer 95 pour cent de toutes les billes en produits commercialisables ». Toujours d’après le CFB, ce haut taux de récupération s’explique par le fait que le secteur peut maintenant transformer en produits des matières autrefois considérées comme des déchets, comme les copeaux et la sciure.
Profil de l’étudiant
Ryan Cunningham voulait au départ être ingénieur en biomatériaux, et il a étudié dans ce domaine à l’Université McGill. Après avoir assisté à des conférences sur l’industrie minière et s’être entretenu avec des gens qui travaillaient dans ce secteur, il s’est rendu compte que c’était ce qui l’intéressait.
« J’ai constaté que l’industrie était immense et qu’elle offrait des possibilités de projets très intéressants, et j’ai eu l’impression de faire partie d’une famille », dit-il. Il termine maintenant son doctorat à l’Université McGill et travaille à temps partiel chez Met-Chem Canada, une société-conseil dans le secteur des mines.
« Je termine mes études tout en accumulant une très précieuse expérience, dit-il. J’ignore ce que je ferai ensuite, car trop de choix s’offrent à moi pour que je puisse décider dès maintenant. Toutes les options me passionnent! »

