Damon Allen : À propos des études, des rêves et de la réussite
Par Kathleen Clark L’activité sportive ne sert pas seulement à développer la masse musculaire. Damon Allen, ancien joueur de football professionnel devenu conférencier spécialiste de la motivation, en est la preuve vivante. Sa passion précoce pour le football – il a débuté à l’âge de six ans à San Diego - l’a mené à une
Par Kathleen Clark
L’activité sportive ne sert pas seulement à développer la masse musculaire. Damon Allen, ancien joueur de football professionnel devenu conférencier spécialiste de la motivation, en est la preuve vivante. Sa passion précoce pour le football – il a débuté à l’âge de six ans à San Diego - l’a mené à une carrière de 23 ans comme quart-arrière dans la Ligue canadienne de football (LCF) au cours de laquelle il a pu découvrir l’importance de l’apprentissage, de l’adaptation et de la réussite. Aujourd’hui, Damon aime partager avec les étudiants et nouveaux diplômés les quatre grandes leçons suivantes.
1. L’éducation, c’est la clé
Préparez-vous, car personne ne peut aborder l’avenir les mains vides. Pour Allen, l’éducation et le football allaient de pair. Il a mené ses équipes de l’école secondaire à la victoire et a joué dans l’équipe de football de l’Université de l’État de la Californie sans jamais compromettre sa réussite scolaire.
« L’éducation est un aspect fondamental de l’être humain, dit-il. Selon moi, le choix de carrière représente la plus grande décision qu’auront à prendre les jeunes. Grâce à mes études, j’ai pu plonger tête première dans ce qui me passionnait vraiment. »
Pour Allen, l’école est l’environnement par excellence pour découvrir ses rêves. Il faut réaliser ses rêves tout en s’appuyant sur une base de connaissances. « Lorsque les étudiants trouvent leur voie, ils peuvent concentrer leur énergie et leurs études à développer des stratégies qui les pousseront et les motiveront à atteindre leur but », déclare-t-il. Puis, qui sait? Peut-être auront-ils une influence favorable sur leurs confrères et consœurs.
« Il faut éviter de se trouver dans une situation où l’on croit avoir franchi la ligne d’arrivée, dit-il. Ayez la volonté de poursuivre votre apprentissage peu importe le nombre d’années d’expérience accumulées. »
2. L’ouverture au changement – c’est inévitable
À un très jeune âge, convaincu de son désir de faire carrière dans le sport, Allen s’est lancé corps et âme dans le football et le baseball. « Je voulais me donner des choix et avoir la chance de pratiquer l’un ou l’autre de ces sports le moment venu », explique-t-il.
Au cours de sa longue carrière dans le sport professionnel, Allen a fait partie de cinq équipes de la LCF, sans oublier son incursion dans les ligues majeures de base-ball. Les déplacements d’une ville à une autre et l’arrimage de ses talents avec ceux de nouveaux coéquipiers lui ont appris à gérer le changement, des leçons de vie qu’il n’est pas prêt d’oublier. Il est toujours parvenu à s’adapter rapidement en se concentrant sur son désir de réussir, désir qui l’a aidé à guider quatre de ses équipes jusqu’à la Coupe Grey.
« Le changement est partout. Nous sommes tous confrontés au changement à un moment ou un autre, dit-il, mais avec un peu de pratique, on apprend à le gérer plus efficacement. En pratiquant jeune différents sports, on en vient à s’habituer au changement et à s’y adapter facilement. »
En 1994, Allen décide d’un nouveau changement et revient au football pour s’y consacrer entièrement. Il quitte le camp d’entraînement de printemps des Pirates de Pittsburgh, « même si le baseball est bien plus payant », dit-il en riant.
3. Positivisme et passion
Au moment de sa retraite de la LCF en 2008, Allen détenait le record chez les passeurs au football professionnel, avec 72 381 verges. « Mon but était-il d’établir des records et autres exploits? Absolument pas, j’adorais tout simplement le football et je carburais à la compétitivité », dit-il.
Pourtant, il aurait bien pu ne jamais établir ce record. Sa carrière de joueur de football aurait pu se terminer en neuvième année, n’eût été de l’encouragement qu’il a reçu. Lors de sa première année à l’école secondaire, Damon avait laissé tomber le football.
« Je me croyais trop petit pour le jeu, dit-il. Le manque de confiance en soi peut nous mener à laisser tomber notre passion. Je doutais de ma taille et de mon jugement. »
L’entraîneur de son école secondaire a pourtant réussi à le convaincre de son talent, et il a regagné le terrain pour pratiquer le sport qu’il aimait. Pour Allen, ce geste d’encouragement a été un tournant décisif dans sa vie : « je ne serais probablement pas ici aujourd’hui sans cet entraîneur ».
Pour acquérir une bonne confiance en soi, il faut savoir s’entourer de gens qui nous soutiennent et nous encouragent, dit-il. Mais attention, car personne ne se souciera de votre succès autant que vous. « Ne faites pas attention à ceux qui doutent de vous », ajoute Allen.
Une fois cette confiance acquise, « vous réalisez ce que vous pouvez accomplir, dit-il. Vous comprenez alors votre passion et votre dévouement pour votre métier. »
4. L’importance de miser sur les petites choses
Damon Allen a toujours fondé sa relation avec les sports sur quelques principes de base : le dévouement, la passion, la confiance en soi et le désir d’apprendre. Il a reçu de nombreux prix et distinctions, dont Joueur par excellence de la LCF, Joueur par excellence de la Coupe Grey et Joueur sur l’équipe étoile de la LCF. Pourtant toutes ces grandes réussites découlent de ces quatre « simples principes » qui l’ont toujours guidé.
« Je me suis toujours fixé des buts modestes, dit-il. Si l’on réalise de petites choses, l’on saura s’y prendre lorsque surviendront de grandes occasions. »
Depuis que le quart-arrière a pris sa retraite du football professionnel il y a trois ans, il n’a jamais été aussi occupé. Animateur d’une émission de radio en ligne, organisateur d’écoles de quart-arrière pour les jeunes du secondaire, conférencier, il ne cesse d’apprendre et cherche toujours à saisir de nouvelles occasions.
« J’apprends à faire plusieurs choses à la fois et à me garder occupé, dit-il. C’est en restant occupé qu’on a le plus de chance de découvrir de nouvelles possibilités. De nos jours, il est de plus en plus difficile de se satisfaire d’une vie unidimensionnelle. »

